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Transformation digitale

Transformation digitale du marché du droit : quel avenir pour les avocats ?

21 novembre 2017

Nos sociétés occidentales vivent une mutation sociale et économique sans précédent, portée par la montée en puissance du digital et ses impacts sur les comportements et usages de chacun. Au cœur de ce contexte mouvant, la profession d’avocat ne déroge pas à la règle : comme tout autre secteur d’activité longtemps éloigné du digital, le marché du droit fait dorénavant face à de nouveaux enjeux, sources d’une remise en question profonde des professions juridiques.

Un bouleversement complexe du marché du droit

Après avoir été solidement réglementé pendant des siècles, le marché du droit fait aujourd’hui face à une conjoncture très différente de ce qu’il a pu connaître par le passé. Touché d’un côté par les complexités de la transformation digitale et de l’autre, par le formidable bond en avant de l’économie alternative, les cabinets d’avocats sont soumis à une pression concurrentielle qui pousse l’industrie à repenser sa façon de travailler, de communiquer et surtout de vendre ses services.

L’ubérisation d’un grand nombre de secteurs d’activité donne lieu à de nouveaux équilibres qui s’instaurent progressivement. Le marché du droit en fait partie. Les modèles économiques émergents (fonctionnel, collaboratif et circulaire pour ne citer qu’eux) posent de véritables questions sur l’exercice futur de la profession d’avocat et sur la structuration des nouvelles offres de services très compétitives issues d’une concurrence « alternative ». Mais alors, en quoi le digital va-t-il être structurant pour la profession d’avocat dans les années à venir ? Décryptage.

Avocat, une profession en transition

Le métier, historiquement « conservateur » dans sa manière de fonctionner (organisation pyramidale, tarification à l’heure, relation client circonstancielle) connaît un profond bouleversement du fait d’une numérisation généralisée. A date, il est possible de mettre en exergue 4 pans liés à cette évolution profonde.

1 | Personnalisation de la relation client et des typologies de services juridiques

La digitalisation de la société a amené sa part de progrès : il est désormais possible d’anticiper précisément les attentes du consommateur et d’accroître sa satisfaction liée au service ou produit pour lequel il paye.

Le marché du droit ne fait pas exception : depuis quelques années, de nouvelles offres de services juridiques en ligne sont apparues par l’intermédiaire des acteurs ayant pris le pas de l’”ubérisation” : on les appelle les LegalTech, estimées au nombre de 75 en France en 2017.

Il est important de noter que le secteur de la Legaltech fait une percée remarquée dans la French Tech actuelle : une étude portant sur les levées de fonds de la French Tech, réalisée par SNCF Développement et C-Radar, précise ainsi que la Legal Tech est le secteur qui progresse le plus en 2017. Le montant des fonds levés en 2017 parle de lui-même : 52 millions d’euros contre 4,2 millions en 2014 !

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Derrière le terme « Legaltech » aux sonorités dickiennes, ces « technologies au service du droit » vulgarisent les prestations juridiques sur internet en misant notamment sur une stratégie de disponibilité et de transparence sur les prix pratiqués – généralement inférieurs à ceux pratiqués par les acteurs traditionnels. Accessibles 24h/24, simples à utiliser et proposant des réponses rapides et compréhensibles pour le grand public : voilà la promesse des Legaltech qui façonnent la nouvelle réalité du marché des services juridiques.

Ces nouveaux acteurs s’appuient véritablement sur l’innovation technologique, elle-même à l’origine d’une révolution des pratiques classiques des professionnels du secteur juridique, avec en première ligne les avocats ou encore les notaires.

Déjà démocratisées aux États-Unis, les Legaltechs affichent une croissance annuelle prodigieuse de +20% en France (pays le plus avancé d’Europe en la matière, précisons-le J) et ce, malgré la lourdeur administrative du système français. Certains perçoivent la montée en puissance de ces nouveaux acteurs comme une menace pour les professionnels classiques du secteur mais pour d’autres, il s’agit surtout d’apporter une valeur ajoutée à l’ensemble de ces professionnels. Un signe peut d’ailleurs nous laisser penser que c’est plutôt ce deuxième scénario qui prime : de nombreuses Legaltechs comptabilisent dans leur portefeuille clients des cabinets d’avocats.

La force inhérente de ces nouvelles structures est qu’elles sont en mesure de proposer une relation client privilégiée et personnalisée, un point parfois source de critiques dans le secteur. Seulement, comment y parviennent-elles ?

En termes d’offres, les domaines d’intervention des Legaltechs sont assez vastes. Adressant aussi bien les entreprises que les particuliers, certains de ces nouveaux acteurs se sont toutefois spécialisés. Citons quelques-uns de leurs champs d’intervention :

  • La création et la gestion d’entreprise,
  • La rédaction d’actes et de documents juridiques,
  • Le droit des consommateurs,
  • L’accès à la justice et le financement d’actions,
  • Le conseil et l’information juridique, etc.

Nous ne rentrerons pas ici dans un inventaire des Legaltechs mais nous pouvons néanmoins mentionner les plus représentatives du marché tel qu’il est structuré aujourd’hui. Point sur les acteurs de ce paysage juridique « digitalisé » :

 

  • Les Legaltechs de gestion et de création d’actes :

Ces Legaltechs proposent d’automatiser la rédaction de documents juridiques (contrats, statuts d’entreprise…). Le principe : l’utilisateur répond à un questionnaire en ligne afin de récupérer le document dont il a besoin directement depuis la plateforme digitale. Le principal avantage de ce type de plateformes reste le coût réduit par rapport à un cabinet d’avocats traditionnel. Parmi elles : Captain Contrat, LeBonBail ou encore Wonder Legal.

 

  • Les Legaltechs de création et de gestion d’entreprise :

Le principe : accompagner les créateurs et les dirigeants dans leurs démarches administratives liées au cycle de vie de leur entreprise : rédaction des statuts, immatriculation, fiscalité, etc. Ce type de Legaltechs permettent ainsi de simplifier la création et la gestion d’entreprise. Parmi elles : Legalstart, ça crée pour moi, statutentreprise.com, etc.

 

  • Les Legaltechs intervenant sur le droit des consommateurs :

Le principe : permettre à toute personne d’intenter une action en justice via l’activation de deux leviers (soumission d’une proposition d’action collective ou complétude d’un formulaire en ligne pour une action individuelle). Ce type de plateforme fait ainsi des suggestions d’avocats permettant de représenter ces différentes affaires. On retiendra notamment : Actioncivile.com, Demanderjustice.com, etc.

 

  • Les Legaltechs de mise en relation avec des professionnels du juridique :

Le principe : des plateformes digitales constituées par des collectifs d’avocats qui proposent des conseils juridiques en ligne. Ces Legaltechs permettent ainsi de trouver des réponses à des questions concernant un domaine spécifique et de faire appel à des avocats spécialisés (droit du travail, immobilier, etc.). Autre avantage : un coût lui aussi moins élevé qu’un cabinet d’avocats traditionnel.

 

  • Les Legaltechs proposant des services facilitant l’accès à la justice :

Le principe : œuvrer pour que la justice soit accessible à tous. Il s’agit pour la plupart, de plateformes digitales sur lesquelles se construisent de véritables communautés d’entraide. Certaines d’entre elles vont même jusqu’à proposer des financements participatifs pour permettre des levées de fonds et financer des actions en justice : Actoowin ou encore WeJustice.

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Legalstart.fr propose aux créateurs d’entreprise et aux dirigeants de gérer leurs formalités juridiques. La promesse de la plateforme s’articule autour de la simplicité, la rapidité et le coût réduit. Plus de 50 000 entrepreneurs gèrent leurs formalités avec Legalstart.

2 | Point sur la règlementation

L’arrivée des Legaltechs en France étant encore récente, la règlementation existante n’a donc pas forcément eu le temps de prévoir des adaptations. Des initiatives commencent toutefois à émerger dans le but de poser un cadre plus précis autour de ce nouveau marché : nous citerons par exemple le salon Village de la LegalTech dont la deuxième édition aura lieu à Paris en décembre 2017 et dont les participants sont surtout représentés par des avocats, juristes ou encore fiscalistes.

Ces différentes initiatives en faveur d’un marché plus encadré, peuvent donc laisser penser que des textes de lois feront leur apparition dans les prochaines années, permettant ainsi d’anticiper une éventuelle concurrence des professionnels évoluant déjà dans le secteur juridique. A défaut de nouvelles évolutions, les Legaltechs ont l’obligation de respecter pour le moment, la réglementation existante et plus spécifiquement en ce qui concerne la concurrence des professions règlementées (avocats, notaires, experts-comptables).

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3 | Mutation des process de travail

Les Legaltechs ont su développer des solutions permettant d’automatiser non seulement leurs tâches administratives au quotidien, mais également de produire des documents et réponses juridiques sur-mesure sur la base des informations fournies par l’utilisateur. Au final, un temps limité consacré aux tâches chronophages et donc une attention plus forte portée à l’enjeu #1 de toutes les entreprises : prioriser une approche customer-centric. La montée en puissance des Legaltechs redistribuent une partie des cartes notamment en s’attaquant à des services proposés sur le marché du droit traditionnel : règlement amiable des litiges, gestion des problèmes du quotidien, etc., autant de problématiques qu’un individu aurait probablement abandonné à la vue des démarches complexes et nombreuses nécessaires ou simplement faute de moyens financiers.

Le passage du support « papier » au sein des professions juridiques au support « numérique » est également un sujet d’importance pour l’ensemble du secteur. Encombrants, difficilement transportables, fastidieux à modifier et surtout non consultables sur le canal digital, les dossiers juridiques papier sont naturellement voués à disparaître, poussés par l’intégration grandissante du digital.

“Certains cabinets continuent de travailler de façon traditionnelle, sans chercher à optimiser leur organisation, alors que d’autres ont très vite saisi l’intérêt de l’informatisation et de la dématérialisation”

Roland Dana, ancien avocat et fondateur de Dana Human Capital

4 | Une plus-value pour la communication

Avant de parler des effets de la digitalisation des métiers juridiques, il est important de mentionner en premier lieu que les politiques européennes de dérégulation et d’ouverture à la concurrence du marché des services juridiques – mesures portées par la loi Hamon sur la consommation (2014) et la loi Macron sur la croissance (2015) – ont eu un premier impact conséquent sur l’ouverture de bureaux secondaires, les formes sociales d’exercice, et surtout… la communication des avocats.

En effet, on assiste récemment à une libéralisation de cette communication, avec notamment la suppression de l’interdiction de démarchage (1971) pour les cabinets d’avocats et la possibilité d’avoir recours à la publicité personnalisée du moment qu’elle respecte les “principes” éthiques du secteur et qu’elle ne se montre pas “intrusive”. Ces évolutions ont ainsi permis aux professionnels issus du digital de proposer leurs services aux acteurs juridiques, même si les collaborations entre les deux parties restent encore très récentes.

“Je pense qu’il faut avoir une approche pragmatique du métier et non dogmatique […] tous les avocats doivent prendre conscience de la nécessité d’opérer la transformation numérique de leur cabinet et d’assimiler les outils numériques comme des outils qui faciliteront leur quotidien professionnel”

Christiane Féral-Schuhl, avocate spécialiste des nouvelles technologies.

Les moyens d’actions : comment adapter les pratiques des avocats dans un contexte digital ?

1 | Facteurs humains : repenser le mode de gouvernance des cabinets

On ne cesse de le répéter ;-), la transformation digitale s’accompagne obligatoirement d’une évolution des hommes qui sont directement concernés. Qu’il s’agisse des mentalités, des croyances, des usages ou de la culture interne à l’entreprise. Il est important de rappeler que même si des outils digitaux font leur apparition au sein de structures juridiques, leur « pleine » utilisation par les collaborateurs et leur adhésion relèvent avant tout du mode de gouvernance en place.

Sur ce point, on observe des disparités notables entre les cabinets de taille intermédiaire, dont l’organisation et les moyens ne sont pas systématiquement calibrés pour initier leur transition digitale, et les cabinets à rayonnement international. Ces derniers ont en effet davantage de visibilité sur les process qui doivent être intégrés et une connaissance qui leur permet de réduire ainsi considérablement leurs frais tout en enrichissant le périmètre de leurs offres de services.

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2 | Facteurs technologiques : faire de la transformation digitale une alliée

L’introduction de la technologie modifie la relation entre le client et son avocat à 3 grands niveaux : la dématérialisation, l’automatisation et la désintermédiation.

La dématérialisation renvoie au fait que le premier générateur de contacts pour un avocat ou un cabinet d’avocats devient le web, que ce soit par l’intermédiaire d’un site Internet ou les réseaux sociaux – Twitter et LinkedIn en tête de liste pour le B2B. Grâce aux nouvelles possibilités de communication (nous pensons à l’e-mail, aux conférences Skype, mais aussi plus récemment à Slack et même aux chatbots), la relation client est fluidifiée, simplifiée et génère moins de coûts qu’auparavant, une donnée qui est reportée sur le montant final facturé au client. Rencontrer un avocat “en réel” n’a plus la même signification : cet “événement” est maintenant lié au prestige et induit pour l’avocat une mise en avant des valeurs d’excellence du cabinet auprès du client.

Seulement, pour développer un « cabinet virtuel » et être en mesure de sécuriser l’échange d’informations à caractère privé et sensible, la transformation numérique est un maillon essentiel. Pour cela, les logiciels SaaS (exploitation par abonnement de logiciels installés sur des serveurs distants) et le Cloud computing (délocalisation de l’infrastructure informatique sur le web, dans des bases de données plus ou moins complexes et cryptées) sont les nouveaux applicatifs des cabinets d’avocats et de leurs clients. On peut ajouter à la liste les logiciels de gestion électronique des documents (GED) comme Qualnet ou Nuxeo ainsi que les logiciels spécialisés en blockchain (technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle) comme Ethereum ou Openchain. La technologie blockchain qui permet la notarisation des documents accélère ainsi de manière notable, le mouvement de la Legaltech. Legalstart va ainsi lancer un outil de protection de l’invention en l’horodatant via la blockchain.

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Second volet des facteurs technologiques, l’automatisation et le prédictif. Si les logiciels de relation et gestion CRM client dit “classiques” (Salesforce, Sellsy, Zendesk, Mailchimp et Mailjet en tête) peuvent avoir une utilité certaine, le milieu du droit est tellement spécifique que certains cabinets français (LegalCluster et Ginerativ) ont développé leurs propres solutions digitales. D’une part, pour des raisons de flexibilité et d’autre part, car la méfiance des acteurs de la Justice envers des solutions tierces est bien réelle.
La justice prédictive est également un sujet très actuel, dans la mesure où l’intelligence artificielle et ses derniers développements permettent aux avocats de mieux quantifier, qualifier, anticiper et donc mieux conseiller sur les tenants et aboutissants d’une situation donnée (vue d’ensemble des risques, provision des dépenses liées aux contentieux, aide dans la prise de décision objective et impartiale…). L’outil Predictice, à ce titre, est leader sur le marché.

Enfin, le dernier volet technologique : la désintermédiation. Permettant à un avocat « A » d’être trouvé le plus rapidement possible par un client « B » parce qu’il est le plus compétent sur la demande « C » du client, la désintermédiation permet à chaque avocat de bénéficier d’une présence digitale plus équilibrée qu’auparavant. Autre question qui nous taraude : le simple fait de pouvoir trouver facilement un avocat signifie-t-il que celui-ci est plus interchangeable qu’avant ? Cette rapidité d’identification peut, pour certains, représenter une menace potentielle pour le métier, mais beaucoup s’accordent à dire que cette rapidité représente un réel bénéfice pour le client.

Il apparaît également important de mentionner que les avocats, lorsqu’ils sont eux-mêmes à l’origine de legaltechs, peuvent être tentés par le besoin de se « réunir » pour être plus forts. C’est ainsi qu’une poignée d’entre eux ont créé récemment leur syndicat. C’est la première fois que des avocats ayant le statut de créateurs de startups du droit se réunissent en un syndicat professionnel : AvoTech. Mathieu Davy en est le président. Selon celui-ci : « Nous avons constaté que les avocats créateurs de legaltech étaient dispersés et un peu absents du débat, alors que nous sommes les premiers acteurs concernés à constater le fossé qui nous sépare de nos clients, et la perte de vitesse de la profession notamment sur le digital » (Les Echos, 03/10). Parmi les pistes d’actions envisagées par ce syndicat : la création de labels pour legaltechs permettant d’attester si elles respectent ou non les avocats et la déontologie et la création de « services propres » assurant l’accès au droit à tout justiciable.

Pour le président d’AvoTech, « dans quelques années, on ne développera nos activités quasiment qu’à travers les legaltechs : dans 10 ans, soit on est 30 000 soit on est 120 000. Et si on est 30 000, c’est parce qu’on aura perdu nos parts de marché, laissées à des legaltechs pilotées par d’autres professionnels du droit : tout le conseil va nous échapper ».

L’œil de DIGITALL Conseil

Pourquoi au final, faudrait-il opposer Legaltech et avocats ?
Nous nous posons en effet la question dans la mesure où on l’a vu, les legaltechs peuvent apporter une valeur ajoutée aux cabinets d’avocats – à la condition d’envisager de nouveaux modèles économiques et de modifier les pratiques traditionnelles – et où elles peuvent représenter pour certains, une menace.

Nous pensons que considérer les legaltechs comme une menace avérée pour les avocats ou encore les juristes peut être un raccourci « facile ». Mais croire que n’importe quelle profession – droit ou autre domaine d’activité – peut être pérenne sans envisager la moindre évolution et sans intégrer les changements propres à son secteur (montée du digital entre autres), peut également être source de « fausse route ».

La réponse à notre question est certainement davantage liée à la recherche de complémentarités entre les legaltechs et les professions juridiques qu’à la recherche de concurrence. En effet, une legaltech peut proposer tout un tas de services en ligne simplifiés mais ne pourra jamais pour autant, prodiguer des conseils tels qu’un professionnel pourrait le faire. A l’inverse, un avocat ne pourra jamais offrir à ses clients la même rapidité qu’une plateforme digitale qui permettrait de rédiger des contrats en quelques minutes ou quelques heures.

L’avènement de la Legaltech et du digital nous incitent à penser que l’enjeu est surtout d’accompagner au mieux ces bouleversements du marché du droit et que l’un des prérequis pour y parvenir est la recherche d’une intelligence collective : de nouveaux modes de collaboration, de nouveaux business modèles et des nouveaux process à trouver et établir entre les legaltechs et les professionnels du juridique.

Enfin, il nous apparaît utile de souligner les bénéfices d’un accès facilité au droit pour un individu ou une entreprise :

  • Pour les particuliers et entreprises, c’est l’ouverture à un monde qu’ils connaissaient mal jusqu’à lors mais qui peut leur apporter des solutions à des problèmes rencontrés dans le cadre de leur activité.
  • Pour les professionnels du juridique, c’est l’opportunité d’accroître leur visibilité et de se recentrer sur leur cœur de métier : le conseil. Une manière de ne pas se disperser sur des services à faible valeur ajoutée qui eux-mêmes peuvent être aisément automatisés.

Comme l’avance l’avocate Mme Féral-Schuhl, “le numérique est une chance” qui “va nous permettre de nous concentrer sur des prestations à très forte plus-value juridique”. Autrement dit, le digital, s’il est bien exploité, pourrait être un vecteur de progrès. Économiquement bien sûr, mais aussi humainement : l’image de l’avocat a besoin d’être revalorisée, et le besoin de transparence actuel plébiscité par tous peut représenter une vraie opportunité.

Fondatrice du cabinet DIGITALL Conseil, Sandrine construit et dirige des stratégies digitales depuis plus de 20 ans au sein d’environnement très concurrentiels (Telco, Immobilier, Grande distribution, etc.). Intervenante et coach auprès de Direction Générale sur la question de la transformation digitale, elle dirige le cursus de formation « Transformation digitale » au sein de DIGITALL Conseil.
Sources de l'article
  • https://www.incubateur-barreau-marseille.fr/upload/Boite_a_outils/Rapport-Avocat-post-revolution-numerique.pdf
  • https://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/la-transformation-numerique-du-metier-davocat-29369/
  • http://www.zdnet.fr/actualites/les-disruptions-numeriques-dans-la-profession-d-avocat-39858456.htm
  • http://www.lja.fr/limpact-digital-les-cabinets-davocats-daffaires/
  • http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/nous-avocats-avons-les-moyens-de-rendre-la-justice-plus-efficace-17-10-2017-2165260_56.php
  • http://www.lja.fr/limpact-digital-les-cabinets-davocats-daffaires/
  • https://www.franceinter.fr/justice/la-justice-predictive-revolution-ou-simple-fantasme
  • http://legal-tech.fr/les-legaltech-remplaceront-elles-les-avocats#more-145
  • http://legal-tech.fr/les-differentes-formes-de-legaltech#more-16

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